conseils pour une pratique estivale

Tout comme l’été vous n’avez pas forcément envie de manger de la tartiflette ou de la soupe, la pratique de Yoga s’adapte aussi aux fortes chaleurs.

L’été inspire la joie, la jouissance, le rayonnement. Le Soleil, on le sait, est bon pour le moral!

L’élément dominant, en médecine traditionnelle chinoise est le Feu.

Biologiquement, la chaleur stimule la circulation sanguine, et le corps s’adapte en permanence pour réguler la chaleur interne. On transpirera donc un peu plus, mais aussi, selon l’Ayurveda, les maladies plus répandues sont celles liées à un excès de Feu, comme des problèmes gastriques, éruptions cutanées, hypertension… mais aussi on pourra noter une tendance à l’irritabilité, à la colère, à l’impatience.

Tout est donc une question de canaliser cette énergie et de vous donner les moyens pour traverser  cette période d’abondance en récoltant un maximum de bénéfices!

En préférant des repas légers, plein de fruits et légumes frais de saison, vous aidez votre métabolisme. L’Ayurveda ou la médecine traditionnelle chinoise peuvent vous guider dans cet aspect. Bien sûr une bonne hydratation est impérative!

Pour votre pratique de yoga, on la préférera douce et calmante. Les salutations au Soleil ou Suryanamaskâra peuvent se pratiquer avant le lever du jour ou très tôt car elles génèrent beaucoup de chaleur.

On travaillera plus particulièrement des postures qui libèrent le coeur (tadāsana, gomukhāsana),

gomukhasana

avec des extensions arrière (comme anjaneyāsana,  bhujangāsana, ustrāsana), des torsions (en tailleur tout doucement pour commencer puis vakrāsana, ardha matsyendrāsana) des flexions avant (baddha konāsana, upavista konāsana, eka pāda rāja kapotāsana en flexion avant, mandukāsaha, ardha bhekāsana, kurmāsana pour les postures avancées).

gomukhasana de dos

 

On évitera trop de postures debout et les inversions, que l’on pourra travailler tout de même avec douceur et à condition d’avoir un souffle stable et long.

 

 

Poursuivez votre séance posturale par l’un des deux exercices de prānāyāma particulièrement pensés pour rafraîchir le corps (et surtout l’esprit): shitali et shitkari.

Shitali: 

En plus de nous aider à prendre conscience de notre souffle, ce prānāyāma calme la soif, la faim, rafraîchit le corps. C’est un exercice qui aide aussi à la pression artérielle haute, réduit la fatigue et combat la mauvaise haleine.

Pour le pratiquer, asseyez vous de façon confortable et de manière à avoir le dos droit et être assis sur vos deux ischions (os des fesses).

Fermez les yeux et faite quelques respirations diaphragmatiques jusqu’à être en contact avec votre rythme de respiration.

Faites un « O » avec votre bouche et sortez la langue pliée de façon à faire un « U ».

Inspirez profondément par la bouche en gardant votre langue et lèvres de cette manière. Oui, ça fait du bruit.

Concentrez-vous sur la sensation de fraîcheur.

A la fin de l’inspire, fermez la bouche et expirez par le nez.

Vous pouvez répéter pendant 2 à 3 minutes, puis refaire quelques respirations diaphragmatiques.

Shitkari: 

Suivez les mêmes instructions mais au lieu de sortir la langue pliée vous ouvrez les lèvres comme pour un sourire forcé, afin d’exposer les dents, que vous gardez serrées.

Contrindications : Il est préférable de ne pas pratiquer ces prānāyāma lorsqu’il fait froid, car l’air n’est pas filtré par les narines et les poumons peuvent être affectés. Si vous avez une condition cardiaque, il vaut mieux éviter aussi.

Une vidéo rigolote si vous voulez être guidés: https://www.youtube.com/watch?v=w1hAyxlHmsY

Nadi Shodana ou Chandra Bhedana Shodana

Finissez toujours votre séance par un long savāsana, et vous pouvez choisir de le pratiquer jambes en appui contre un mur, avec un coussin pas trop épais sous le bassin.

Le mot d’ordre est d’écouter et de suivre son souffle en permanence, en cherchant à ce qu’il soit stable et long. Faites moins de postures mais observez l’effet calmant d’une tenue plus longue.

* quelques noms de postures à titre d’exemple mais répertoire non exhaustif.